3 trucs que j’aurais aimé que l’on me dise avant de devenir Papa

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Il y a 4 ans, avant d’avoir ma première princesse, je me posais beaucoup (trop) de questions sur la paternité et ce que je devais faire/ne pas faire/penser.

Il existe beaucoup de mamans faisant des retours d’expériences sur la maternité mais je n’ai rien trouvé pour nous, les hommes.

Voici donc une petite liste des choses qui me turlupinaient. Ne me remercie pas Internette, c’est cadeau.

L’instinct paternel magique n’existe pas et il ne sert à rien d’attendre le « déclic »

J’ai toujours pris la paternité très au sérieux. La simple idée de devenir père me semblait si sacrée qu’elle me coupait le jambes. J’en suis même venu à me demander si je voulais réellement avoir des enfants. Comment un enfulte comme moi pouvait prétendre à s’occuper correctement d’un autre être vivant ? Comment lui apprendre à devenir omniscient alors que je ne connais moi-même pas grand chose à la vie ?

J’attendais donc d’être « prêt », de ressentir une subite inspiration venue du ciel, de Gaïa ou du pouvoir du crâne ancestral me susurrant à l’oreille :

Ok Djay, tu n’es officiellement plus un enfant. Des poils vont te pousser pour te donner un look de papa. Je t’annonce donc solennellement que tu es prêt. Tes supers-pouvoirs et ton kit de papa t’attendent au relai Kiala le plus proche.

Cette inspiration surnaturelle était censée me faire ressentir un déclic, m’aider à me sentir prêt et investi du pouvoir de l’instinct paternel cosmique.

Si j’avais attendu que ce scénario m’arrive pour de vrai mes enfants ne seraient certainement jamais venus au monde. Heureusement ma femme et (surtout) moi ne pouvions plus trop attendre (et oui l’infertilité est le mal du futur dans lequel nous vivons, je vous raconte tout ça ici). Bref, j’y suis allé finalement tête baissée, en me disant que le déclic finirait bien par arriver.

Au final pas de déclic, juste du kiff de voir ma fille naître et grandir. Puis doucement, tranquillement elle m’a appris ce que voulait dire être un daron (enfin, selon moi, je vous en parle plus tard). Bien sûr quand les deux autres ont pointé le bout de leurs nez ça a bien contribué à renforcer cette sensation d’être capable de gérer et de mériter mon titre de « pôpa ».

Avant de me lancer j’avais une todolist en tête bien précise :

Il n’est pas nécessaire de gagner des millions de dollars

Je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières mais c’est vrai qu’il pèse sur nos petites épaules de garçon tout un tas de conneries venant de l’inconscient collectif et de notre éducation. Un mec se doit de gagner sa vie un max. Engranger des millions de dollars. Et être un bon papa (et un bon mari pour ma femme) passait donc pour moi par :

  • le fait de leur offrir des Rolex avant leur 3 ans
  • les envoyer à l’école des sorciers qui coûte un bras (ou carrément leur offrir Dumbeldore himself comme précepteur)
  • leur faire faire le tour du monde tous les étés

Bref, tout un tas de conneries. En vrai, le secret est que la chose la plus précieuse que l’on peut offrir à un enfant c’est du temps. Ca n’est pas toujours facile (même si je bosse chez moi, je vous raconte ça plus tard) mais c’est ce qui les intéresse le plus.

Bon,aujourd’hui mes enfants ont 3ans maximum, j’imagine que le son de cloche changera le jour où leur adolescence me frappera de toutes ses forces dans les parties.

Non, ta vie ne va pas complètement changer (ou presque)

Du moins pour le premier. Le premier c’est facile = deux parents deux paires de bras potentielles. On peut se relayer, l’emmener partout. Pas besoin de déménager tout de suite, il peut squatter dans un coin pendant les premiers mois sans soucis.

En plus c’est du kiff, découvrir les premiers sourires, les premiers rires, c’est tellement mieux que des soirées PS3 (oui je suis vieux je n’ai pas la PS4).

Oui il va y avoir des nuits difficiles, des journées maladie et des soirées ratées. Il va falloir trouver de la place pour les Pampers entre les enceintes de la mini-chaîne et il ne sera plus forcément possible de se balader en scooter toute la journée.

Mais tout ça paraît tellement futile quand on entend le premier « Papa », quand on joue pour la première fois aux Legos avec son poulpe ou quand on l’emmène faire du skate (oui ma fille est précoce et je suis barjo).

Donc pas de panique

Le simple fait de se demander si l’on est prêt veut simplement dire que l’on va faire de son mieux. La vie est trop courte pour se demander « Et si [insérer ici la peur panique de votre choix] ».

Devenir daron c’est du taff mais c’est über cool, sisi, je t’assure.

A vous les studios

13 réflexions au sujet de « 3 trucs que j’aurais aimé que l’on me dise avant de devenir Papa »

  1. Cohen

    J’adore. Ça marche aussi pour les mères le coup du déclic. Pas de déclic, juste des évidences et du bonheur.
    Hâte de lire la suite!
    Sandra

    • Gautheron

      Tiens ça ressemble un peu à ce que j’ai vécu!
      Sauf que pendant neuf mois j’ai eu cette boule au ventre devenue ensuite gros ballon qui me disait « coucou je suis là! »! Et ça s’est reproduit cinq fois…
      Mais pareil que toi, les premiers temps je me suis posėe des tas de questions… Puis ces petits Schroumpfs occupent tellement ton espace, que tout finit par s’imposer à toi avec évidence et naturel… Mais toujours avec grand bonheur!
      Christine

      • Jérémie

        Et oui. Et vous avez cette chance de sentir un petit être grandir en vous. Pour les hommes on attend comme des fous pendant 9 mois et au final on se le prend dans la tronche ! Oui, j’avoue, je suis un peu jaloux.

    • Jérémie

      Merci Sandra, ravi que l’article te plaise, j’en ai plein d’autres en gestation ;). Effectivement il y a aussi beacoup de pression sur vos frêles épaules de future jeune maman avec ces histoires d’instinct maternel, c’est fou comme on se fait des idées pour tout et n’importe quoi !

  2. LEFEVRE

    Moi j’ai hâte que tu nous en parles plus tard et que tu nous racontes ça plus tard ! C’est maintenant plus tard ? Dis Papa, c’est maintenant ?
    J’adore ton style et pas que l’écriture…

    • Jérémie

      Haha, merci ! Ça vient, j’en ai plein en cours d’écriture de dedans ma tête. Dès que les 3 nabots me laissent 5 mins je couche tout ça sur clavier 😉

  3. Richaud Magali

    super agréable à lire et tellement vrai. Je n’ai pas l’honneur de te connaitre mais ton style me parle ( et ta femme a le même humour décalé). Vivement la suite

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