Quand il faut savoir dire non, même en freelance.

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Je suis freelance et j’ai la chance de pouvoir travailler chez moi depuis 8 ans avec ma sublime femme. Pendant toutes ces années nous avons travaillé sur plein de projets cools et quelques projets bien moins cools. Nous avons beaucoup appris sur le boulot mais aussi sur les rapports humains en général et surtout sur nous-même.

La plus grande leçon digérée il n’y a pas si longtemps est de savoir refuser des projets. C’est douloureux mais parfois salvateur. Voici un petit récap’ de ce qui nous a amené où nous en sommes.

1. Quand on commence

Lorsque j’ai commencé à m’auto gérer et à être mon propre boss je n’avais qu’une frayeur, ne pas réussir à remplir mon frigo et à payer mes factures.

Boucler les fins de mois

Nous avons donc mis en place une solution pour parer aux imprévus, fonctionner par « mois d’avance ». Nous prenons le « salaire » dont nous avons besoins pour vivre durant le mois comme base de calcul et il faut toujours avoir de côté de quoi se payer deux mois d’avance. Si nous avons ce qu’il faut nous nous considérons comme tranquilles et ne cherchons pas de projet supplémentaire. Cette façon de gérer les comptes nous as bien souvent sorti d’affaire durant certains mois difficiles, lors de périodes calmes et lorsque certains projets nous cassaient notre planning (oui, ça arrive même aux meilleurs).

Le syndrome du mercenaire

Etant jeune et con à l’époque et grisé par l’appât du gain je me contentais rarement de ces deux mois et j’acceptais plusieurs projets en même temps. Il est assez grisant de se sentir désiré lorsque nous sommes freelance.

En entreprise nous sommes payés à temps plein et le fait de faire notre travail est considéré comme normal, mais en free c’est une autre façon de voir les choses. Chaque nouveau projet est une nouvelle aventure, souvent de nouvelles personnes (surtout lorsque l’on débute) et ça flatte l’égo.

Le premières années furent donc très denses, je multipliais les projets petits et moyens dans le but de « m’en sortir le mieux possible ».

Je n’avais pas conscience à l’époque que peu importe la taille du projet :

ce qui compte n’est pas de rendre le boulot, ni même de le rendre à temps, mais de le rendre bien.

2. Les leçons tirées de mon expérience

Après plus de 8 ans passées en free, je me suis rendu compte de plusieurs points.

La meilleure com est le bouche à oreille

Il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir recours à des annonces google ou encore de souscrire à des services douteux comme progonline ou autres censés trouver du boulot à ma place moyennant un pourcentage sur mes revenus…

C’est une impasse.

Nous sommes tellement nombreux sur le marché, nous avons tous de superbes books et une liste de compétences longues comme le bras. Ce qui nous différencie au-delà du style, du boulot ce sont les contacts.

Les contacts ne se cultivent efficacement qu’en livrant du bon boulot et en ayant un profond respect pour nos clients.

Point barre.

3. Savoir dire non

Je ne vous raconte pas tout ça par hasard.

La semaine dernière l’un de mes meilleurs potes (mec, si tu me lis je t’aime d’amour) qui bosse pour une prestigieuse ville m’a proposé de prendre part à un projet de rêve avec des gens très, très talentueux.

Malheureusement nous bossons déjà comme des dingues jusqu’en février/mars sur plusieurs projets pour la même entreprise. Les engagements pris avec ces gens charmants que je considère également comme des amis.

Le décision fut dure à prendre mais je me suis rendu à l’évidence, il vaut mieux parfois décliner poliment plutôt que de ne plus dormir, ne pas voir ses enfants grandir et de frustrer tous ces clients à la fois et mettre en galère tous ses partenaires.

La vie est pleine d’enseignements, il faut juste savoir les digérer.

Des bisous à toi gentil lecteur.

P.S : Si tu as eu aussi des dilemmes de ce genre je serais ravi d’en discuter avec toi 😉

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