Toutes les femmes de ta vie, un petit précis de machisme ordinaire.

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De l’amour que j’ai pour ma femme et tout ça

Je sais, je le dis tout le temps dans mes articles mais je persiste et signe :

j’ai la chance et l’honneur d’avoir une femme formidable.

Il est difficile de l’oublier après l’avoir rencontrée. Elle est solaire ma femme, elle rayonne et a la faculté de capter l’attention.

Ne vous méprenez pas, bien qu’elle soit incroyablement sublime elle ne captive pas en correspondant aux canons de beauté photoshoppés véhiculés par nos gentils médias avides d’anorexie. Heureusement d’ailleurs, sinon mon cher second cerveau aurait bien du mal à être stimulé en sa présence.

Elle sait capter l’attention de tous par des choses qui la rendent bien plus intéressante :

  • de l’humour
  • des convictions
  • une vision du monde bien à elle

Nous discutions tous les deux des préjugés que les gens peuvent avoir et avons mis le doigt sur une chose que l’on dit souvent sans y réfléchir à propos d’une femme :

Celle-là, elle a du caractère

Cette étiquette a bien trop souvent été posée sur me femme. Je n’ai jamais été à l’aise lorsque certains de mes amis ou membres de ma famille s’amusaient à la résumer de façon aussi basique.
En prenant un peu de recul sur cette phrase au premier abord inoffensive je me suis rendu compte qu’elle véhiculait tout un tas de bêtises toxiques héritées de notre inconscient collectif.

Le machisme ordinaire

machoman Il est étrange de ressentir que cette phrase sonne de façon péjorative lorsqu’il s’agit d’une femme tandis qu’elle est plutôt flatteuse quand nous parlons d’un homme avec sa testostérone et ses poils aux pattes.

Je me suis même demandé avec stupeur si je n’étais moi-même atteint d’un machisme lattent sans même en avoir conscience !

Et il s’avère que oui. Mon petit cerveau a beau se débattre de toutes ses forces, j’ai été élevé par un père qui prenait ouvertement sa femme pour une conne et un frère qui a toujours caché son incompréhension et sa peur des femmes derrière une violence et un machisme de base.

J’ai donc été bercé par ces deux modèles qui m’ont appris que les femmes pouvaient et devaient se classer dans trois catégories bien distinctes.

Il m’a fallu des années pour réaliser à quel point ces clichés sont dangereux pour nous comme pour les femmes elles-même.
Attentions, sortons tous ensemble notre plus beau second degré :

Les 3 catégories de femmes, et ce que l’on peut/doit en faire

1. La coconne

La coconneLa coconne est une femme de niveau 1, c’est le mode facile.

Inconvénient

Vu son niveau ne vous attendez pas à avoir des conversations profondes avec elle, mais après tout à quoi bon discuter avec une femme ?
Attention, elle peut vous mettre dans l’embarras en société. Si vous la sortez et qu’elle gaffe, veillez bien à rire à ses dépends à gorge déployée afin de bien faire comprendre à tout le monde que vous avez mis le grappin sur une coconne. Il faut que ce soit bien clair au risque de passer vous-même pour un con.

Avantages

Il vous suffira de lui apprendre à utiliser la télécommande et elle saura s’occuper tout seule. De plus, elle est très simplement impressionnable et vous n’aurez pas besoin de faire preuve de beaucoup de culture ni d’intelligence pour arriver à vos fins.

2. La bobonne

bobonneLa bobonne est une experte de l’intérieur. Elle saura tenir votre demeure impeccable et s’occupera de vos enfants car elle est faite pour ça. C’est une femme de niveau 2 à conseiller aux hommes expérimentés.

Inconvénients

Son statut d’experte la rend plus exigeante, elle exigera que vous participiez de temps en temps et nécessitera d’être régulièrement mise à sa place. Contrairement à la coconne qui n’en fout pas une elle peut perdre de sa valeur à force de faire le ménage, voire même tomber malade. Seul remède à ça : se trouver un coconne en parallèle, vous aurez ainsi le bénéfice des deux.

Avantages

Vous pourrez briller en société par l’aspect rutilant de votre foyer parfait. Vous pourrez également rentrer le soir peinard en mettant vos pieds sous la table tout en dégustant une bonne viande bien cuite. Une fois par semaine, vous aurez même le droit d’exiger une petite gâterie (si vous l’avez suffisamment bien dressée).

3. La chieuse

chieuseVous placerez avec soin dans cette catégories toute femme ne correspondant pas aux deux catégories précédentes.

Cette catégorie est dangeureuse et à éviter à tout prix.
Beaucoup d’aventuriers se sont lancés dans le dressage d’une chieuse et beaucoup y ont laissé des plumes.
Attention, les chieuses sont pas toujours faciles à débusquer, voici donc une petite checklist pour vous y aider. Les femmes à classer dans les chieuses :

  • celles qui veulent faire carrière
  • celles qui ont un point de vue politique qui leur est propre (ni le vôtre et ni celui de ses parents)
  • celles qui ont de l’humour
  • celles qui veulent avoir une sexualité épanouie (oui, ceci exclut le fait de simuler l’orgasme)
  • celles qui ne veulent pas avoir d’enfants
  • celles qui utilisent des mots comme parité, patriercat ou féminisme (ce sont les pires)

Catégorie bonus : la chaudasse

chaudasseIl s’agit d’un catégorie transversale, chaque femme peut y passer un jour. On peut la reconnaître grâce à son style vestimentaire. Si elle porte un decolleté et/ou un jupe courte nous sommes en droit de déduire qu’elle cherche à copuler et la classer dans la catégorie chaudasse.

Nous avons donc :

  • la Coconne chaudasse : il s’agit d’une aubaine, sautez sur l’occasion et surtout ne la rappelez jamais après coup.
  • la Bobonne chaudasse : peut être un bon plan mais attention au pot de colle. Elle voudra faire de vous un père au foyer
  • la Chieuse chaudasse : attention, elle risque fort de vous réclamer un orgasme

Attention ! Cas particuler : la chaudasse qui ne veut pas

Il arrive souvent qu’une chaudasse vous appâte avec son allure et se refuse à vous. Il est dans ce cas dans votre droit de l’insulter copieusement.

Soyons sérieux

Bien entendu je force le trait et (heureusement) ces stéréotypes ne sont pas encrés dans nos têtes. Je vous rappelle que les hommes ne sont pas tous les mêmes, mais certains vivent encore au moyen-âge sans s’en rendre compte.
Pire ! Certains de ces clichés ressurgissent parfois dans nos têtes, que nous soyons hommes ou femme.
Je suis persuadé qu’en identifiant clairement les clichés nous pouvons leur tordre le cou. Je refuse de me dire que mes filles se seront un jour cataloguées de cette manière. Et je refuse d’autant plus d’imaginer que ces âneries seront imprimées dans la petite tête de mon fils.

A vous les studios.

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